L’équipe d’IAH cherchait un message original à vous transmettre pour fêter ensemble cette nouvelle année, un message reprenant tous ces énergies créatrices, ces passions, ces entraides que nous avons rencontrées depuis le lancement d’Interdit aux Hommes.
C’est alors que nous avons reçu une magnifique lettre de Giselle Rufer, entrepreneuse à succès, fondatrice de Delance, marque de montres raffinées pour femmes élégantes.
Avec joie et émotion, nous vous transmettons ici, avec son accord, son témoignage qui reflète parfaitement l’état d’esprit qui anime toute l’équipe<à l’aube de cette année 2008.
« Le 17 octobre je participais au gala organisé à l’occasion du « Prix Femmes d'affaires du Québec »,
du 1er au 4 novembre à la « 4th international Business Women Conference 2007 » à Washington, DC,
du 18 au 20 novembre au "Woman Global Economic Forum" à Abu Dhabi
et du 22 au 28 novembre je recevais une délégation de femmes entrepreneures chinoises.
Quel tourbillon de galas, de visites et de problèmes de femmes. En 42 jours j’avais un raccourci vivant de l’histoire des femmes sur notre planète.
Lors du gala des femmes d’affaires, 11 femmes entrepreneures furent récompensées à divers titres. Quel beau parterre de femmes souriantes, élégantes, travailleuses et courageuses. (www.rfaq.ca) La contribution des femmes à l’économie du Québec depuis sa découverte fut alors souligné par le lancement du livre « L'entrepreneuriat féminin au Québec » de Louise St-Cyr et Francine Richer avec la collaboration de Nicole Beaudoin. (A lire absolument).
Ce fut un plaisir de me souvenir que les Québécoises sont nos cousines lointaines. Les femmes et les filles qui ont émigré en Nouvelle-France dès le début du XVIIe siècle avaient du caractère. Il fallait être déterminée et indépendante d’esprit, deux qualités fondamentales des entrepreneures d’aujourd’hui, pour s’aventurer loin de leur patrie. Et cette détermination, elles l’ont transmise à leurs descendantes. Entrepreneures à part entière dès les années soixante, elles ont dû faire face à de nombreux défis, dont celui de l’accès au financement de leurs entreprises. La solution qu’elles ont choisie consistait à se regrouper, et ce choix a assuré leur visibilité et leur force pour influencer le courant de la vie économique et sociale du Québec. Le réseau des femmes d’affaires a largement contribué à cette visibilité, puis la création des cellules d’entraide leur a appris la solidarité dans la réussite.
Puis je suis arrivée à Washington DC, immergée dans un groupe très coloré de femmes de tous horizons. Près de la moitié des participantes étaient d’origine africaine plus ou moins lointaine. Il m’a parfois semblé être plus proche des africaines d’aujourd’hui que leurs sœurs américaines… déchirement des cœurs…
Le thème de la conférence était axé sur les moyens à mettre en œuvre pour donner aux femmes les outils leurs permettant de développer leur entreprise à l’international.
http://www.internationalbizconference.com
Retour en Suisse et dix jours de « Foire de Genève » où je mettais en pratique tous ce que nous avions appris pour développer notre entreprise. www.artistes-contemporains.ch
Suivit allègrement du "Woman Global Economic Forum" à Abu Dhabi dont l’objectif était de souligner et d’encourager la contribution des femmes à l’économie familiale, nationale et internationale.
De l’automne du Québec à l’automne des Emirats, que de chemin parcouru, quelle différence, quel choc des cultures et pourtant que de similitudes. J’aurais tant à vous dire sur toutes ces femmes, il me faudra un jour écrire un livre.
Certains me diront : que veulent donc encore les femmes, elles ont tout… nenni… tout reste à faire leur répondrais-je. Il reste même tant à faire que le courage m’abandonne parfois et que je me dis que ce ne serait pas si mal de me pelotonner dans mon petit confort bien au chaud dans mon petit appartement, sur ma petite montagne avec vue sur les alpes grandioses. Un sursaut d’énergie me pousse chaque fois à repartir et à écrire ce soir à 22 heures 55 un 21 décembre ces quelques lignes de réflexion.
Oui, partout dans le monde les femmes prennent leur vie en main, elles l’ont toujours fait mais la différence aujourd’hui est que la société se rend compte que nous avons le pouvoir de tout faire changer.
Oui, nous sommes déterminées et indépendantes d’esprit, instruites et courageuses, et unies nous changerons le monde pour le meilleur, le plus juste, le plus d’amour et de paix.
Haut les cœurs, c’est le moment de célébrer l’amour universel et de partir à la conquête des marchés. 2008 est l’année de toutes les chances.
Amitié et complicité.
Giselle Rufer-Delance
PS : Je vous parlerai des chinoises une autre fois. »
Rédigé par admin le 11 Janvier, 2008 - 11:11







