Laurence Dejouany est l'auteurE du savoureux blog Laurence D. au pays de l'entreprise (Sous titré : le blog des femmes en entreprise : petit manuel de bonnes manières, d'art de vivre et de survivre). L'accroche était assez alléchante pour nous donner envie d'en savoir beaucoup plus et de lui proposer une interview IAH.
Quel est votre parcours en 2 phrases ?
Psychologue en entreprise, j'ai été une éternelle étudiante, passant par la sociologie des organisations, la psychopatho du travail et autres, avant que cela ne s'appelle développer son employabilité. Je suis ainsi passé du recrutement au développement carrière, à l'intervention sociologique, l'innovation sociale pour conclure avec la diversité de genre qui a été mon plus beau job, riche intellectuellement et humainement
Quels ont été les avantages d'être femme dans votre domaine ?
Aucune idée. Dans mon domaine c'était banal d'être une femme.
Et les inconvénients ?
L'inconvénient, comme je le raconte sur mon blog, c'est que je n'avais pas du tout été élevée pour travailler, que je ne connaissais absolument pas le monde de l'entreprise, que j'ai longtemps eu l'impression d'être une illétrée du travail. J'ai beaucoup appris dans les réseaux de femmes ces dernières années. C'est ce que j'ai envie de transmettre.
Quel métier rêviez vous de faire enfant ?
Très vite j'ai eu envie d'être psychologue, dès que j'ai eu l'occasion d'en croiser une en fait. J'avais besoin de comprendre et c'est ce qui continue de m'animer.
Quel fut votre premier job ?
Le recrutement et j'ai dû y retourner parfois dans mon parcours avec toujours le même sentiment d'usurpation.
Quelle serait votre première mesure si vous étiez présidente ?
Franchement, ça me dépasse. Face à des problèmes complexes, comme l'éducation, la violence, le sous emploi, la dette, il ne peut y avoir que des réponses multiples, certainement pas UNE mesure. C'est un leurre.
Et si vous étiez maire de votre ville ?
C'est une échelle qui me parle mieux. Mon premier souci serait la vie de mes concitoyens: logement, écoles, loisirs des jeunes, accompagnement de la petite enfance. Mais s'il n'en fallait qu'une seule ce serait sur la garde des enfants, des crèches en appartement par exemple, un système économique et souple.
Quelle est la femme que vous admirez le plus ?
Je suis très réservée sur l'admiration, je suis par contre régulièrement bluffée par la capacité des êtres humains à encaisser et rebondir. Mais Simone de Beauvoir m'a à 18 ans ouvert des horizons insoupçonnés, Françoise Giroult ensuite m'a montré que l'on pouvait être intelligente, active et séduisante, Simone Weil en faisant voter les lois sur la contraception et l'IVG a suscité chez moi une gratitude et une affection indéfectibles.
Celle qui vous tape sur les nerfs ?
Il y en a plusieurs et elles sont inconnues du grand public.
Quelle est votre devise préférée ?
Nice girls go to heaven, bad girls go everywhere.
Que souhaitez vous dire aux lectrices d'Interdit aux Hommes ?
Fichez-vous la paix ! Arrêtez de vouloir être parfaites !
Rédigé par admin le 9 Mai, 2007 - 18:56









