Combien de rapports, combien de règlements, combien d'enquêtes et de déplorations faudra-t-il pour qu'entre dans les têtes et dans les faits le principe de l'égalité salariale entre les hommes et les femmes ? Beaucoup encore, c'est à craindre.
A travail égal, salaire égal, affirmait déjà le législateur en 1972. Depuis, pas moins de cinq lois ont renouvelé l'engagement des pouvoirs publics - de droite comme de gauche - de supprimer cette inégalité professionnelle fondamentale, qui joue depuis toujours au détriment des femmes. Mieux, depuis la révision de 2008, l'article premier de la Constitution fait de l'égalité professionnelle, après la parité en politique, un objectif solennel : "La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes (...) aux responsabilités professionnelles et sociales." De même, le patronat et les syndicats ont signé, en 2004, un accord interprofessionnel qui fait de l'égalité salariale un "principe" et une "priorité". Quant à l'Europe, elle a multiplié les directives en ce sens.
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Rédigé par le 23 Août, 2010 - 18:18








