Elles obtiennent de meilleurs résultats en cours de scolarité, mais réussissent moins bien les concours des meilleures grandes écoles que les hommes. Raison : les femmes souffriraient plus dans un "environnement concurrentiel".
Développée depuis une petite dizaine d'années, cette théorie expliquerait en partie la sous-représentation des femmes à des postes à haute responsabilité et l'existence d'un plafond de verre. Pour la vérifier, trois économistes - Evren örs, professeur à HEC, Eloïc Peyrache, directeur d'HEC, et Frédéric Palomino, ancien de l'école parisienne et actuel professeur associé à l'Edhec Lille - ont étudié à la loupe les résultats obtenus entre 2005 et 2007 au concours d'admission en première année d'HEC, une des écoles de management les plus réputées.
Les conclusions de cette étude sont accablantes. Les candidates aux concours de l'école de Jouy-en-Josas (Yvelines) ont beau avoir de meilleurs dossiers que leurs concurrents masculins (mentions au bac supérieures, meilleure représentation dans les bonnes classes préparatoires), elles y réussissent moins bien. Alors que le pourcentage d'hommes et de femmes candidats est équilibré sur les trois années étudiées (50,84 % d'hommes, 49,16 % de femmes), le pourcentage de femmes admissibles tombe à 46,32 %, et celui d'admises à 45,92 %... Pis, après le concours, "celles qui l'ont réussi obtiennent en première année en moyenne des notes d'examen supérieures à celles de leurs congénères masculins."
Pourquoi s'intéresser à ce concours ? Pour trois raisons, explique M. Palomino dans un article publié cet été par l'Edhec, vulgarisant le travail en anglais des trois chercheurs (Performance Gender-Gap : Does Competition Matter ?, Centre for Economic Policy Research, CEPR). D'abord parce que "l'ensemble des candidats prend très au sérieux ce concours", mais aussi parce que les épreuves y sont très variées "allant du français aux mathématiques, en passant par l'histoire-géographie et les langues vivantes. De ce fait, on ne peut pas dire que les épreuves favorisent les hommes par rapport aux femmes".
Enfin, parce que "ce concours peut être vu comme un tournoi avec élimination en deux étapes, la première étant représentée par les écrits, auxquels participent tous les candidats ; la seconde étant constituée par les oraux, auxquels participent les 20 % (environ) de candidats ayant le mieux réussi à l'écrit (les admissibles). Finalement, les 50 % (environ) des admissibles ayant obtenu le meilleur score sur les deux étapes sont admis à HEC".
Lire l’intégralité de l’article de Philippe Jacqué sur LeMonde.fr
Rédigé par Interdit aux Hommes le 22 Novembre, 2009 - 17:25










Commentaires
personne ne souligne tout
personne ne souligne tout simplement la discrimination possible dans un examen où il y a des oraux ???
Très intéressant : 1-
Très intéressant : 1- apparemment : la clé est dans l'éducation : affirmation de soi, combativité, ambition ou formulation de vision? 2- pour mieux cerner la question : a)comment se répartit le succès à chaque étape : écrit? oral? b)qui fait passer l'épreuve orale (des hommes en général?) et en quoi cela consiste-t-il (test psychotechnique?) ?