Professeur spécialiste du comportement organisationnel à l'IMD de Lausanne, à la tête du programme « Strategies for Leadership », ouvert aux femmes uniquement, Ginka Toegel, professeur à l'IMD, Lausanne dresse un bilan détaillé du haut management au féminin.
Il y a trente ans, l'Islandaise Vigdis Finnbogadottir devenait la première femme au monde directement élue par le peuple à la tête d'un gouvernement. Quel bilan dressez-vous du leadership au féminin aujourd'hui ?
Trois décennies se sont effectivement écoulées depuis l'élection de Vigdis Finnbogadottir, laquelle jouissait d'une forte popularité. En témoigne le fait qu'elle a été réélue trois fois avant son retrait en 1996. Cet événement aurait pu marquer un tournant pour les femmes de toutes les professions, et donner le signal que leurs compétences en matière de leadership étaient aussi efficaces et aussi respectables que celles de leurs collègues masculins.
Et pourtant, 30 ans plus tard, les perspectives ne semblent guère réjouissantes. Le nombre de femmes leaders a certes légèrement augmenté, mais leur proportion reste faible. En 2010, les femmes n'occupent que 90 sièges (17%) sur 535 au Congrès américain: 73 d'entre elles siègent à la Chambre des représentants et 17 seulement au Sénat. Actuellement, dans les 192 pays membres que comptent les Nations Unies, il y a huit femmes présidentes, 9 femmes Premier ministre et trois reines régnantes, c'est-à-dire 10% de femmes à la tête de gouvernements au total.
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Rédigé par Interdit aux Hommes le 23 Août, 2010 - 18:15








