Demander des quotas, des lois sur l’égalité salariale, ou, pour reprendre l’expression de Laurence Parisot « que les mecs soient moins misogynes et moins machos » c’est très bien. Mais pour parvenir à l’égalité entre hommes et femmes, il faut revoir en profondeur les règles de notre économie, c'est-à-dire penser un nouveau projet de société. Si l’installation de nouveaux indicateurs de richesse par l’INSEE, dans la foulée du rapport Stiglitz, est bien menée, elle peut conduire à ce progrès. Si elle est torpillée…
Aujourd’hui, le Graal, c’est le Produit intérieur brut (PIB) . Or le PIB ne compte qu’une partie de l’activité humaine autrefois dévolue entièrement aux hommes : la création de biens et services marchands. L’activité humaine indispensable qui consiste à s’occuper du bien-être des populations n’entre pas dans le calcul de la richesse : nourrir, soigner, éduquer, préserver un environnement propre, organiser les loisirs… Bref ce qu’on appelle le travail domestique et familial tombe dans les oubliettes de l’économie. Or, aujourd’hui encore, les femmes en sont les dépositaires et il a été calculé que ces activités représentent près de 50 % du PIB.
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Rédigé par admin le 21 Novembre, 2009 - 23:43







